Concours national de la Résistance et de la Déportation 2019-2020

Concours national de la Résistance et de la Déportation 2019-2020

1940 – Entrer en résistance.

Comprendre, refuser, résister

 

 

Introduction

 

Entre mai et juillet 1940, la France doit faire face à un effondrement sans précédent. En deux mois, elle connaît la plus importante défaite de son histoire, l’occupation ou l’annexion d’une partie de son territoire par le vainqueur, la disparition de la République et son remplacement par un État français autoritaire et collaborateur.

Dans ce bouleversement absolu, des individus conservent l’espoir et veulent résister au cours des événements. Certains tentent d’éviter la défaite, d’autres – souvent les mêmes – essaient de préserver la possibilité d’une revanche. Peu nombreux, démunis de tout ou presque, peu ou pas organisés, ils sont résolus à faire quelque chose et à trouver les moyens d’y parvenir.

La première étape est de comprendre ce qu’il s’est passé. Chacun, avec son niveau de connaissance, cherche une explication dans la situation de la France, de l’Europe ou du monde. Le milieu familial ou professionnel, les engagements politiques, syndicaux ou confessionnels, l’attachement à des valeurs ou le sentiment patriotique donnent des clés de lecture des événements et déterminent leur interprétation. Des individus d’origines très différentes et aux itinéraires personnels très contrastés peuvent se retrouver dans la même dénonciation de l’occupation et de la collaboration.

La compréhension, réfléchie ou intuitive, des événements conduit à une deuxième étape, à des actes de refus, plus ou moins spontanés. On refuse de se soumettre à l’occupant, on retourne ses panneaux de signalisation, on coupe ses câbles téléphoniques, on déchire ses affiches, sans mesurer les risques que l’on prend, alors que les sanctions peuvent être lourdes. On conteste également la légitimité de l’État français, on critique sa politique, on s’efforce de demeurer insensible à sa propagande. Quand on le peut encore, on quitte la France pour rejoindre ceux qui veulent continuer le combat depuis l’étranger. Progressivement, on découvre que l’on n’est pas tout seul à vouloir agir et qu’il est plus efficace et plus rassurant de le faire à plusieurs.

La dernière étape qui mène à la résistance est la plus délicate. Elle suppose de franchir définitivement le pas, de rompre partiellement ou totalement avec sa vie d’avant, de se reconnaître comme un rebelle et de se faire reconnaître comme tel. Ceux qui rallient la France libre veulent obtenir la victoire par la force des armes, aux côtés des armées alliées. Ceux qui restent en France improvisent des moyens d’action (fabrication et diffusion d’imprimés, manifestation, entraide, sauvetage) et des modes d’organisation (regroupements de circonstance, filières, réseaux, mouvements), d’abord modestes, puis de plus en plus élaborés au fur et à mesure de la montée en puissance de la résistance et pour contrer une répression qui porte des coups très durs. Les liens entre ceux qui luttent à l’extérieur et à l’intérieur restent encore limités.

S’interroger sur l’entrée en résistance en 1940, c’est suivre le parcours d’hommes et de femmes pris dans des événements qui les dépassent mais sur lesquels ils veulent malgré tout avoir prise, c’est partager leur volonté de ne pas renoncer et de ne pas céder à l’adversité quand la défaite est présentée comme définitive, c’est prendre conscience du courage nécessaire pour s’engager dans une voie forcément risquée et à l’issue incertaine. C’est aussi comprendre les difficultés de l’engagement, les interrogations, les hésitations ou les inquiétudes de celles et de ceux qui franchiront le pas ultérieurement, faute d’avoir osé ou pu le faire plus tôt. C’est enfin rendre hommage à ces pionniers, du général dissident au paysan insoumis, en passant par la militante antifasciste ou le patriote nationaliste, qui payèrent souvent de leur vie le fait d’avoir défendu plus tôt que leurs compagnons de lutte et d’espérance la liberté et l’honneur de la France.

Eric Brossard
Professeur relais au MRN

Pour télécharger la brochure pédagogique du MRN de l’édition 2019-2020, cliquer ici.

Sommaire

  • 4– 7 :  Les Français à la fin des années 1930. D’une guerre à l’autre
  • 8– 9 : Éviter la défaite
  • 10 – 11 : « Il faut cesser le combat »
  • 12 – 13 : « La défaite est-elle définitive ? Non ! »
  • 14 – 15 :  Refuser l’occupation de la France
  • 16 – 17 : Maintenir la République ?
  • 18 – 19 : Créer une France libre
  • 20 – 21 : La France libre hors de France
  • 22 – 23 : Aider les pourchassés
  • 26 – 27 : Diffuser une parole libre
  • 28 – 29 : Reprendre la lutte sociale
  • 30 – 31 : Faire face à la répression
  • 32 : Le 11 novembre 1940. Célébrer la victoire sur l’Allemagne

 

Documents du Musée de la Résistance nationale sur le portail national du CNRD

Comme chaque année, le Musée de la Résistance national contribue à l’ensemble documentaire du portail national du CNRD. Chaque document fait l’objet d’un commentaire ou d’un développement. Les documents signalés par un * figurent également dans le dossier Résistance.

Pour accéder au ressources du portail national, dont le musée est partenaire, cliquer ici.
Pour accéder aux différentes parties de l’ensemble documentaire, cliquer sur les liens.

 

DE LA MONTÉE DES PÉRILS À LA DÉFAITE

Lien : https://www.reseau-canope.fr/cnrd/axes/2020/1

Première page du journal La Dépêche, n° 20 214, 18 juin 1940 (coll. Musée de la Résistance nationale).
Le titre principal reprend les propos défaitistes du maréchal Pétain dans son discours aux Français du 17 juin 1940.

La montée des périls et la menace de guerre

  • « HOMMAGE DES FEMMES CARPENTRASSIENNES » *

Livre d’or offert par les femmes de Carpentras à Edouard Daladier, octobre 1938 (Musée de la Résistance nationale)

Les femmes de Carpentras, ville de naissance du président du Conseil, veulent remercier Edouard Daladier pour la signature des accords de Munich.

  • « LA FRANCE A FÊTÉ LA VICTOIRE »

Première page du quotidien Le Journal, 12 novembre 1938 (Musée de la Résistance nationale)

Le Journal rend compte des cérémonies à Paris du 20e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918.

L’entrée en guerre et la Drôle de Guerre

  • « L’ALERTE » *

Couverture du magazine L’Alerte, organe du comité de la Défense passive de l’agglomération nantaise, n°6, septembre 1939 (Musée de la Résistance nationale)

La Défense passive a pour mission d’assurer la protection de population civile, en particulier face aux dangers de la guerre aérienne.

  • MASQUES À GAZ *

Lot de trois masques à gaz remis à une famille de Joinville-le-Pont (Seine, actuellement Val-de-Marne), septembre 1939 (Musée de la Résistance nationale)

La Première Guerre mondiale continue de marquer les esprits. Afin de faire face à d’éventuelles attaques aux gaz, pourtant interdits par les conventions internationales, des millions de masques à gaz sont distribués aux militaires et aux civils.

La défaite et l’armistice

  • CHARS FRANÇAIS DÉTRUITS

Soldats allemands devant un char français B1bis détruit, photographie publiée dans Mit Hitler in Westen, Zeitgeschichte-Verlag, mai 1940 (Musée de la Résistance nationale)

La légende de la photographie indique : « Chars lourds français détruits, qui voulaient défendre un village ». Il s’agit de Beaumont, au sud de Charleroi, en Belgique, où des troupes françaises sont engagées après l’offensive allemande du 10 mai 1940.

  • JOURNAL DE MARCHE *

Journal de la 659e batterie anti-chars du 19 mai au 17 juin 1940 (Musée de la Résistance nationale)

La 659e batterie anti-chars est formée le 19 mai à Larchant (Seine-et-Marne) puis déplacée le 10 juin dans l’Eure. Elle combat dès le lendemain, avant de commencer son repli vers le sud à partir du 13 juin.

  • « IL FAUT CESSER LE COMBAT » *

Première page du quotidien La Dépêche, 18 juin 1940 (Musée de la Résistance nationale)

Le 17 juin 1940, le maréchal Pétain, président du Conseil, prononce un discours à la radio annonçant qu’il a pris contact avec l’adversaire pour lui demander les conditions d’un armistice. Le journal reprend dans ses titres les propos du maréchal Pétain qui visent à justifier la décision qu’il a prise.

  • « LA DERNIÈRE RÉSISTANCE EST BRISÉE »

Dessin publié dans le magazine allemand Signal [édition en français], n°6, 1er juillet 1940, page 21 (Musée de la Résistance nationale)

Des parachutistes et des blindés allemands font leur jonction devant des prisonniers de guerre français. Un des parachutistes fouille les armes récupérées où traine un drapeau français abandonné, tandis qu’un autre drapeau, blanc celui-là, flotte au-dessus, symbole de défaite.

  • DANS LE WAGON DE RETHONDES *

« Am 21. Juni empfing der Führer die französische Abordnung » (« Le 21 juin, le Führer a reçu le représentation française »).

Photographie publiée dans Mit Hitler im Westen (Avec Hitler à l’Ouest), Zeitgeschichte-Verlag, 1940 (Musée de la Résistance nationale)

  • COLONNE DE PRISONNIERS DE GUERRE *

« Vormarsch, an endlosen Gefangenenkolonnen vorbei » (« Passage de colonnes sans fin de prisonniers »)

Photographie publiée dans Mit Hitler im Westen (Avec Hitler à l’Ouest), Zeitgeschichte-Verlag, 1940 (Musée de la Résistance nationale)

DE L’OCCUPATION À LA COLLABORATION

Lien : https://www.reseau-canope.fr/cnrd/axes/2020/2

Avis du commandant en chef de l’armée de terre allemande rappelant l’entrée en vigueur de l’ordonnance du 10 mai 1940 introduisant le droit pénal allemand dans les territoires occupés, mai-juin 1940 (Musée de la Résistance nationale).

La France occupée

  • PARIS OCCUPÉ

Un militaire allemand fait la circulation à Paris, 1940

Devant le ministère de la Marine surmonté d’un drapeau nazi, un policier militaire allemand règle le trafic peu dense sur la place de la Concorde (Musée de la Résistance nationale, fonds Le Matin)

  • « INTRODUCTION DU DROIT PÉNAL ALLEMAND »

Avis du commandant en chef de l’armée de terre allemande rappelant l’entrée en vigueur de l’ordonnance du 10 mai 1940 introduisant le droit pénal allemand dans les territoires occupés (Musée de la Résistance nationale)

La liste des interdictions constitue autant de motifs de résistance.

  • « RÉQUISITIONNÉ POUR L’ARMÉE ALLEMANDE » *

Avis d’un Kreiskommandant interdisant l’entrée d’un immeuble réquisitionné comme lieu de cantonnement pour l’Armée allemande, sans lieu ni date (Musée de la Résistance nationale)

La réquisition de logement pour les troupes allemandes est un des actes les moins bien vécu par la population des territoires occupés. Les officiers logent chez l’habitant tandis que les soldats s’installent dans des bâtiments qui leur sont réservés.

  • LA FRANCE DÉCOUPÉE EN ZONES

Carte de démarcation de la zone occupée, été 1940 (Musée de la Résistance nationale)

Document publié pour informer les Français des limites de la zone occupée, au nord, et de la zone non occupée (dite zone libre), au sud. Le tracé encore incertain de la ligne de démarcation, entre les deux zones, est indiqué « sous réserve ».

  • « LIGNE DE DÉMARCATION ! » *

Installation d’un panneau bilingue d’avertissement sur la ligne de démarcation près de La Rochefoucauld (Charente), 1940 (Musée de la Résistance nationale)

La limite entre la zone occupée et la zone non-occupée devient une frontière intérieure, au tracé fluctuant. Les Allemands veulent contrôler la circulation des personnes et des marchandises entre les deux zones.

  • « ENTREPRISE JUIVE »

Photographie de l’affichette « Jüdisches Geschaeft – Entreprise juive » sur la vitrine d’un magasin parisien, octobre 1940.

Photographie publiée dans le quotidien Le Matin, 12 octobre 1940 (Musée de la Résistance nationale)

L’État français et la collaboration

  • LA RENCONTRE DE MONTOIRE

Première page du quotidien Le Matin, 26 octobre 1940 (Musée de la Résistance nationale)

Le Matin titre sur la rencontre entre Pétain et Hitler à Montoire (Loir-et-Cher) le 24 octobre 1940. Il insiste sur l’apparente bienveillance allemande envers le maréchal Pétain. « Au cours du voyage qu’il a fait pour rencontrer le Chancelier Hitler, le Maréchal Pétain s’est vu rendre, à plusieurs reprises, les honneurs militaires, dans la zone occupée. Il a été entouré d’égards particuliers. »

  • « LE LANGAGE DU CHEF »

Affiche reprenant le discours du maréchal Pétain à la radio le 30 octobre 1940 (Musée de la Résistance nationale)

Le 24 octobre 1940, le maréchal Pétain rencontre Adolf Hitler à Montoire. La poignée de main entre les deux hommes suscitent de nombreuses interrogations et, souvent, de l’incompréhension. Dans son discours, Pétain tente de répondre en déclarant : « Cette rencontre a suscité des espérances et provoqué des inquiétudes. Je vous dois à ce sujet quelques explications ».

NAISSANCE ET RENFORCEMENT DE LA FRANCE LIBRE

Lien : https://www.reseau-canope.fr/cnrd/axes/2020/3

Bulletin officiel des Forces Françaises Libres, n° 1, 15 août 1940 (coll. Musée de la Résistance nationale).
En première page, la légitimité de la France libre est affirmée dans le nouveau Bulletin officiel : la reconnaissance par le gouvernement britannique et l’appel du 18 juin (dans sa version originale et dans sa version réécrite pour l’affiche diffusée à Londres).

Rallier de Gaulle

  • SUR LES MURS DE LONDRES *

Marin et soldat français tenant l’affiche « A tous les Français », août 1940.

Photographie publiée dans La France libre par l’image 18 juin 1940-18 juin 1941, album bilingue réalisé par les services de propagande de la France libre (Musée de la Résistance nationale)

  • « PREMIERS RALLIEMENTS »

Page 2 de la brochure Résurrection, 1944 (Musée de la Résistance nationale)

La brochure Résurrection rappelle l’épopée de la France libre de l’appel du 18 juin 1940 jusqu’à la Libération de la France. Le document placé à l’arrière-plan est une reprise tardive de l’affiche apposée sur les murs des grandes villes britanniques à l’été 1940 (sans la traduction en anglais).

  • PROJET D’ENGAGEMENT DANS LES FFL *

Lettre de Jean-Claude Fischof à son père lui annonçant son intention de rejoindre la France libre, 10 décembre 1940 (Musée de la Résistance nationale)

Jean-Claude Fischof gagne le sud-ouest de la France pour tenter de passer la frontière espagnole et rejoindre ensuite le Royaume-Uni. Arrêté fin septembre 1940, il est transféré à Bordeaux et condamné à la prison. Il est libéré le 11 février 1941.

Constituer des Forces françaises libres

  • « CES CHEFS N’ONT QU’UN BUT : LA VICTOIRE ! »

Tract publié par les services de propagande de la France libre, 1941 (Musée de la Résistance nationale)

Le tract vise à montrer aux Français que des chefs militaires de haut rang ont rallié la France libre dès 1940. Le général Catroux, l’amiral Muselier, le général de Larminat, le général Legentilhomme donnent une crédibilité aux Forces françaises libres, alors engagées avec plus ou moins de succès dans des opérations militaires, seules ou aux côtés des Britanniques.

  • LES PREMIÈRES VICTOIRES

Photographie publiée dans La France libre par l’image 18 juin 1940-18 juin 1941, album bilingue réalisé par les services de propagande de la France libre (Musée de la Résistance nationale)

Organiser la France libre

  • « FRANÇAIS ! » *

Tract britannique annonçant l’accord passé le 8 août 1940 entre le gouvernement britannique et le général de Gaulle (Musée de la Résistance nationale)

Cet accord est l’acte définitif de reconnaissance de la France libre par le Royaume-Uni. Dès juin, Winston Churchill avait manifesté son soutien au général de Gaulle (« Vous êtes tout seul ? Eh bien, je vous reconnais tout seul ! ») et un accord signé le 27 juin avait reconnu le général de Gaulle « comme chef des Français libres dans ce pays, où qu’ils soient, qui se joignent à lui pour soutenir la cause alliée. »

  • BULLETIN OFFICIEL DES FFL *

Bulletin officiel des Forces françaises libres, n°1, 15 août 1940 (Musée de la Résistance nationale)

Ce premier numéro du Bulletin officiel des Forces françaises libres contient trois textes qui fondent la légitimité de la France libre : le texte officiel de l’appel du 18 juin 1940 ; le texte de l’affiche diffusée en août 1940 ; le texte de l’accord du 27 juin 1940 reconnaissant le général de Gaulle comme chef dans ce pays des Français libres.

  • LE JOURNAL OFFICIEL DE LA FRANCE LIBRE *

Journal officiel de la France libre, n°1, 20 janvier 1941 (Musée de la Résistance nationale)

Le premier numéro du JO de la France libre contient le texte officiel de l’appel du 18 juin 1940, le texte de l’affiche diffusée en août 1940 et les premiers textes organiques qui témoignent de l’évolution de France libre vers le statut de gouvernement français en exil.

  • LES COMITÉS DE LA FRANCE LIBRE

Carte des comités de la France libre et des territoires ralliés à la France libre, 1940-1942.

Carte publiée dans la brochure Au service de la France 1940-1944, éditée par les services de propagande de la France combattante, 1944 (Musée de la Résistance nationale)

  • FRANCE FOREVER *

Charte fondatrice de l’association France Forever (France pour toujours/France quand même), 29 août 1940 (Musée de la Résistance nationale)

Créée officiellement le 28 septembre 1940 à Philadelphie par l’industriel Eugène Houdry, l’association France Forever assure la promotion de la France Libre auprès de l’opinion américaine durant la Seconde Guerre mondiale. Elle vise dans un premier temps à rassembler la communauté française des Etats-Unis dans le refus de la défaite et le combat pour la démocratie.

  • LES PREMIÈRES PUBLICATIONS DE LA FRANCE LIBRE

Photomontage publié dans La France libre par l’image 18 juin 1940-18 juin 1941, album bilingue réalisé par les services de propagande de la France libre (Musée de la Résistance nationale)

NAISSANCE ET DÉVELOPPEMENT DE LA RÉSISTANCE INTÉRIEURE

Lien : https://www.reseau-canope.fr/cnrd/axes/2020/4

Photographie de journaux clandestins de France occupée publiée dans La France libre par l’image 18 juin 1940-18 juin 1941, album bilingue réalisé par les services de propagande de la France libre en 1941 (Musée de la Résistance nationale).

Premiers refus, premières résistances

  • NON À L’ETAT FRANÇAIS *

Coupons de vote de Justin Godart pour le scrutin du 10 juillet 1940 (Musée de la Résistance nationale)

Comme tous les parlementaires réunis en Assemblée nationale à Vichy le 10 juillet 1940, Justin Godart dispose de coupons blancs pour voter « oui » et bleus pour voter « non ».

  • LES MÉDAILLES DE L’ANCIEN COMBATTANT

Médailles de combattant de la Grande Guerre de Jacques Cling, octobre 1940 (Musée de la Résistance nationale)

Lorsqu’il apprend qu’il doit apposer l’affichette « Entreprise juive » sur la vitrine de son magasin de tailleur-fourreur parisien, suite à l’ordonnance allemande du 27 septembre 1940. Jacques Cling réagit en installant un coussin portant les médailles qu’il a reçues en tant que combattant volontaire dans l’Armée française en 1914-1918.

  • LA CROIX DE LORRAINE

Croix de Lorraine portée par Elisabeth Friang au lycée Molière et lettre du proviseur confirmant son exclusion de l’établissement, avril 1941 (Musée de la Résistance nationale)

Née en 1924 dans une famille de la bourgeoisie parisienne, Elisabeth Friang est élève au lycée Molière à la rentrée 1940. Au printemps 1941, alors qu’elle vient d’avoir 17 ans, elle réalise en classe de travaux pratiques une croix de Lorraine gravée avec l’inscription « Vive de Gaulle ».

Commencer à s’organiser

  • « LA FRANCE RÉSISTE » *

Photographie de journaux clandestins de France occupée publiée dans La France libre par l’image 18 juin 1940-18 juin 1941, album bilingue réalisé par les services de propagande de la France libre en 1941 (Musée de la Résistance nationale)

  • « RECONSTITUTION D’UN GROUPEMENT DISSOUS » *

Note des services de renseignements français sur un groupe de militants communistes de Montluçon, 7 janvier 1941 (Musée de la Résistance nationale)

Dans les premiers jours de janvier 1941, la police française procède à des dizaines de perquisitions dans les départements de l’Allier et de la Haute-Saône pour démanteler les groupes communistes qui se sont reconstitués dans la clandestinité. A Montluçon, elle cible le groupe organisé autour de Roger Chezeau.

  • « DU PAIN, DU LAIT, DU CHARBON » *

Bulletin des Comités populaires féminins, n°2, janvier 1941 (Musée de la Résistance nationale)

Pages du bulletin des comités populaires féminins sous forme de tract destiné aux militantes. Les comités populaires ont été initiés par le Parti communiste pour mobiliser les diverses composantes de la population, ici les femmes confrontées à la pénurie et aux problèmes de ravitaillement.

  • LE LANCE-TRACTS

Reconstitution d’un lance-tracts utilisé à Toulouse, 5 novembre 1941 (Musée de la Résistance nationale)

Afin de projeter dans la rue des tracts sans danger, de jeunes résistants fabriquent un lance-tracts avec du matériel de récupération. L’objet – ici reconstitué pour les besoins du film L’Armée du crime – a parfaitement rempli son office.

  • SUR LA TOMBE DU SOLDAT INCONNU

Des Parisiens déposent des fleurs sur la Tombe du Soldat inconnu dans la matinée du 11 novembre 1940 (Musée de la Résistance nationale)

  • SOLDAT IM WESTEN

Première page du journal clandestin Soldat im Westen. Zeitung der Armee, septembre 1940 (Musée de la Résistance nationale)

Soldat im Westen (Soldat à l’Ouest) est diffusé par le Travail allemand pour saper le moral des troupes allemandes en France et obtenir des renseignements sur les forces d’occupation. Les rédacteurs du journal ont pris la précaution de rappeler, en français, le public cible et les consignes particulières à suivre : « Ce journal est destiné aux soldats et aux ouvriers allemands. Diffusez-le parmi eux par tous les moyens et avec la prudence nécessaire. »

 

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