Espace Aimé Césaire

Espace Aimé Césaire

Vers un musée nouveau …

Espace Aimé Césaire – extérieurs. © Agence Lelli ArchitecteS
Espace Aimé Césaire – extérieurs. © Agence Lelli ArchitecteS

Situé sur les bords de Marne (à proximité de la guinguette du Martin pêcheur, de la Maison des arts plastiques et de la base nautique), l’Espace Aimé Césaire, imaginé par l’agence Lelli Architectes, accueille actuellement le Centre départemental de documentation pédagogique (réseau Canopé) du Val-de-Marne, amené à  être regroupé au niveau régional.

Mis à disposition par le Conseil départemental, le bâtiment abritera l’espace muséographique et pédagogique du MRN et proposera une offre de médiation et programmation culturelle renouvelée.
Accessible rapidement depuis la gare RER de Champigny (ligne A) et la nouvelle gare Champigny Centre (ligne 15) prévue dans le cadre du Grand Paris à l’horizon 2020, le musée nouveau s’inscrit pleinement dans son territoire, approfondissant les missions du musée – conserver, étudier, transmettre.

Ouverture prévue en 2019.


Aimé Césaire (1913-2008) : « Nous sommes de ceux qui disent non à l’Ombre » (Tropiques, n° 1, avril 1941).

Aimé Césaire, sans date. © Assemblée nationale
Aimé Césaire, sans date.
© Assemblée nationale

Étudiant à Fort-de-France (Martinique) puis au lycée Louis-le-Grand et l’École normale supérieure à Paris, Aimé Césaire jette avec Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas les bases de la négritude – reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation, de ce fait, d’un destin, d’une histoire et d’une culture – qu’il théorise en 1939 dans Cahier d’un retour au pays natal.

Nommé professeur au lycée Schoelcher à Fort-de-France où il exerce de 1940 à 1945, Aimé Césaire fonde en 1941 la revue Tropiques, avec Suzanne Roussi-Césaire – son épouse – et d’autres intellectuels martiniquais comme René Ménil, Georges Gratiant et Aristide Maugée. Cette parution, légale, se veut – à travers poèmes, études anthropologiques et historiques, etc – une tribune de la culture antillaise résolument opposée à l’idéologie coloniale, raciste, paternaliste et autoritaire de l’État français représenté par l’amiral Robert.

La rencontre en avril 1941 du poète André Breton et du peintre Wifredo Lam – sur la route de l’exil vers les États-Unis  – ouvre au poète et à la revue – grâce au réseau des intellectuels surréalistes agissant aux côtés de la France libre – un nouvel horizon éditorial (New York, Alger, Buenos Aires, Santiago du Chili, etc.).

À l’issue de la guerre, Aimé Césaire est élu député de la Martinique à l’Assemblée nationale (octobre 1945-1993).