Félix Eboué (1884-1944)
Petit-fils d’esclaves ivoiriens déportés en Guyane, fils d’épiciers à Cayenne, il poursuit de brillantes études à Bordeaux puis à Paris après l’obtention d’une bourse. Administrateur colonial en Afrique équatoriale française, gouverneur du Tchad en 1938, il refuse l’armistice de juin 1940 et se rallie immédiatement au général de Gaulle, ce qui lui vaut une révocation et une condamnation à mort du régime de Vichy. La France Libre le nomme gouverneur général de l’Afrique équatoriale française et membre du Conseil de défense de l’Empire. Il meurt d‘épuisement au Caire en 1944.
Compagnon de la Libération, 1941.
Philippe de Hautecloque, dit Leclerc (1902-1947)
Officier. Fait prisonnier en mai 1940, il s’évade et intègre une nouvelle unité. Blessé le 15 juin, et il prend connaissance à Paris de l’appel du général de Gaulle. Il décide de rejoindre l’Angleterre et, sur place, prend le pseudonyme de « Leclerc » afin de protéger sa famille. Envoyé en Afrique, il contribue au ralliement du Cameroun et du Gabon en 1940. Promu commandant militaire du Tchad, il conduit avec des moyens modestes une opération militaire contre les Italiens en Libye en 1941 (victoire de Koufra). Promu général de brigade, il dirige la conquête du Fezzan en 1942. En août 1943, il prend le commandement de la 2e DB. Transférée en Grande-Bretagne en avril 1944, l’unité débarque en Normandie le 1er août. Le 25 août, Leclerc signe l’acte de reddition des troupes allemandes de Paris. La 2e DB libère Strasbourg le 23 novembre 1944 et s’empare de Berchtesgaden en mai 1945. Le 14 août 1945, Leclerc et nommé commandant supérieur des troupes françaises en Extrême-Orient. Il représente la France lors de la signature de la capitulation japonaise le 2 septembre 1945.
Compagnon de la Libération, 1941.
Pierre Koenig (1898-1970)
Militaire, capitaine de l’Armée d’Afrique, il participe à la campagne de France. Rapatrié sur l’Angleterre, il rallie le général de Gaulle le 19 juin. Il participe aux opérations militaires en Afrique et au Moyen-Orient. En février 1942, les Britanniques lui confient la défense de Bir Hakeim que son unité tient jusqu’en juin. Promu général de division, il contribue à la fusion entre les Forces Françaises Libres et l’Armée d’Afrique. En avril 1944, il est nommé commandant des forces terrestres françaises en Grande-Bretagne puis, en juin, commandant en chef des FFI.
Compagnon de la Libération, 1942.
Paul Koudoussaragne (1920-1973)
Incorporé en mars 1940 au bataillon de tirailleurs de l’Oubangui, il rallie la France Libre dès août 1940. Intégré au bataillon de marche n°2 constitué à Bangui, il combat en Syrie, en Égypte et en Cyrénaïque en 1941-1942 et se distingue à la bataille de Bir Hakeim en 1942. Il est au Liban puis à Madagascar en 1943. En 1945, il participe à la réduction des poches allemandes sur le littoral atlantique, jusqu’au 8 mai. Fin 1945, il est rapatrié à Bangui et démobilisé avec le grade de tirailleur de 1ère classe.
Compagnon de la Libération, 1942.
Edgar de Larminat (1895-1962)
Officier dans l’infanterie coloniale. En poste à Beyrouth en 1939, il refuse l’armistice de 1940 et tente de rallier les troupes du Levant. Emprisonné à Damas, il s’évade le 1er juillet et rejoint la France Libre. Il participe au ralliement de l’Afrique équatoriale française à la France Libre. Promu général de brigade, il organise la future 1ère division légère de la France Libre, bientôt engagée en Syrie, puis en Libye et en Tunisie. Général de corps d’armée en juin 1943, il devient chef d’état-major des Forces Françaises Libres puis commande le 2e corps d’armée du corps expéditionnaire français en Italie et lors du débarquement de Provence. Il commande ensuite les forces de l’Ouest chargées de réduire les poches allemandes en France, où sont intégrés des unités FFI.
Compagnon de la Libération, 1941.
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