La libération
L'objet original remis à André Tollet, président du CPL, lors d'une cérémonie à l'Arc de Triomphe, en septembre 1944, est présenté dans l'exposition permanente du Musée. Une plaque permanente depuis lors a été réalisée, elle se trouve au pied de la flamme du Soldat Inconnu à l'Arc de Triomphe à Paris. (Coll. MRN).
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 Libérer la France


Affiche. Le 6 juin 1944, le maréchal Pétain appelle les Français à ne pas participer à la bataille de France. Il leur demande de comprendre la nécessité de la répression allemande. (Coll. MRN).


Le général de Gaulle descendant les Champs Elysées


Affiche imprimée clandestinement par l'imagerie française de Limoges pour le Mouvement de Libération National (M.L.N. ex M.U.R.). Vendue au profit des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). (Coll. MRN).


Affiche alliée. (Coll. MRN).


Américains et F.F.I. se rejoignent à Rennes, le 4 août 1944. (D.R).


A Marseille, le 29 août 1944, les F.F.I. (ici les F.T.P.-M.O.I.) défilent après la victoire de l'insurrection. Photo offerte au musée par la résistante et photographe Julia Pirotte. (D.R).

Libérer la France

Le débarquement allié en Normandie, le 6 juin 1944, ouvre le " second front " tant attendu. La Wehrmacht qui plie irrésistiblement à l'Est, sous les coups de l'armée soviétique, est prise ainsi dans un étau qui va la briser définitivement.

Les combats des armées alliées dessinent le mouvement général de la bataille de France. L'armée française reconstituée, à l'extérieur, y joue d'ailleurs un rôle important : débarquement en Provence de l'armée commandée par le général De Lattre De Tassigny (15 août 1944) ; arrivée de la 2ème D.B. du général Leclerc en Normandie (1er août 1944). Mais la Résistance intérieure, elle aussi, engage le combat malgré les réticences de l'Etat-Major allié et les hésitations qui existent encore en son sein. Tout le potentiel de lutte réuni entre en action sous l'impulsion des organismes responsables mis en place auparavant (commissions du C.N.R., Etats-Majors F.F.I., Comités de Libération, Commissaires de la République nommés par le C.F.L.N.). Le mouvement n'a rien à voir avec celui d'une armée classique en marche. Sous des formes diverses, émiettées, inégales selon les rapports de force du lieu, il gagne l'ensemble du pays qui devient une véritable "chaudière".

Il s'agit d'abord d'affaiblir les forces ennemies pour gêner leurs contre-offensives : sabotages des communications ("la bataille du rail") ; harcèlement et division des armées allemandes par la guérilla et les opérations des maquis. Sur le front même, les groupes de résistance fournissent renseignements et guides. En amont, ils nettoyent le terrain, permettant aux armées des avancées spectaculaires : ainsi, en Bretagne (libérée en 5 jours) et dans le Sud-Est, où l'armée du général De Lattre est "littéralement aspirée" dans la vallée du Rhône par la Résistance. Celle-ci, d'ailleurs, va libérer seule près de la moitié de la France dans le Centre et le Sud-Ouest.

Mais cette bataille de la France n'est pas livrée par les seuls militaires. L'intervention massive des civils donne à l'action l'allure d'un soulèvement national : manifestations patriotiques bravant les ennemis et confirmant la mobilisation populaire qui porte en avant la Résistance (14 juillet 1944) ; mouvements de grèves s'épanouissant en grève générale et paralysant l'appareil économique de l'ennemi ; la population peut aussi s'agréger à la lutte armée (sabotages, coup de main, barricades). Paris offre l'exemple le plus remarquable de ce processus conduisant à l'insurrection libératrice.

La participation du peuple français à sa propre libération n'a pas seulement contribué à accélérer la défaite allemande. Elle a permis d'installer en France, à la place de Vichy, le personnel et les institutions républicains préparés auparavant.

 

 

 

*Texte de la plaque de l'Ecusson de l'Etat-Major allié représenté en haut de page :

Ecusson du grand Quartier Général du Corps Expéditionnaire Allié présenté par le Général Dwight D.Eisenhower au nom des officiers sous-officiers soldats du corps expéditionnaire allié à la ville de Paris pour commémorer sa libération du joug allemand 8 septembre 1944 Cet écusson sera remplacé par une plaque permanente qui perpétuera le souvenir de cette journée.