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Affiche. Le 6 juin 1944, le maréchal Pétain appelle les Français
à ne pas participer à la bataille de France. Il leur demande de
comprendre la nécessité de la répression allemande. (Coll. MRN).

Le général de Gaulle descendant les Champs Elysées

Affiche imprimée clandestinement par l'imagerie française de Limoges
pour le Mouvement de Libération National (M.L.N. ex M.U.R.). Vendue
au profit des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). (Coll.
MRN).

Affiche alliée. (Coll. MRN).

Américains et F.F.I. se rejoignent à Rennes, le 4 août 1944. (D.R).

A Marseille, le 29 août 1944, les F.F.I. (ici les F.T.P.-M.O.I.)
défilent après la victoire de l'insurrection. Photo offerte au musée
par la résistante et photographe Julia Pirotte. (D.R).
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Libérer
la France
Le débarquement allié en Normandie, le 6 juin 1944, ouvre le " second
front " tant attendu. La Wehrmacht qui plie irrésistiblement à l'Est,
sous les coups de l'armée soviétique, est prise ainsi dans un étau
qui va la briser définitivement.
Les
combats des armées alliées dessinent le mouvement général de la
bataille de France. L'armée française reconstituée, à l'extérieur,
y joue d'ailleurs un rôle important : débarquement en Provence de
l'armée commandée par le général De Lattre De Tassigny (15 août
1944) ; arrivée de la 2ème D.B. du général Leclerc en Normandie
(1er août 1944). Mais la Résistance intérieure, elle aussi, engage
le combat malgré les réticences de l'Etat-Major allié et les hésitations
qui existent encore en son sein. Tout le potentiel de lutte réuni
entre en action sous l'impulsion des organismes responsables mis
en place auparavant (commissions du C.N.R., Etats-Majors F.F.I.,
Comités de Libération, Commissaires de la République nommés par
le C.F.L.N.). Le mouvement n'a rien à voir avec celui d'une armée
classique en marche. Sous des formes diverses, émiettées, inégales
selon les rapports de force du lieu, il gagne l'ensemble du pays
qui devient une véritable "chaudière".
Il
s'agit d'abord d'affaiblir les forces ennemies pour gêner leurs
contre-offensives : sabotages des communications ("la bataille du
rail") ; harcèlement et division des armées allemandes par
la guérilla et les opérations des maquis. Sur le front même, les
groupes de résistance fournissent renseignements et guides. En amont,
ils nettoyent le terrain, permettant aux armées des avancées spectaculaires
: ainsi, en Bretagne (libérée en 5 jours) et dans le Sud-Est, où
l'armée du général De Lattre est "littéralement aspirée" dans la
vallée du Rhône par la Résistance. Celle-ci, d'ailleurs, va libérer
seule près de la moitié de la France dans le Centre et le Sud-Ouest.
Mais cette bataille de la France n'est pas livrée par les seuls
militaires. L'intervention massive des civils donne à l'action l'allure
d'un soulèvement national : manifestations patriotiques bravant
les ennemis et confirmant la mobilisation populaire qui porte en
avant la Résistance (14 juillet 1944) ; mouvements de grèves s'épanouissant
en grève générale et paralysant l'appareil économique de l'ennemi
; la population peut aussi s'agréger à la lutte armée (sabotages,
coup de main, barricades). Paris offre l'exemple le plus remarquable
de ce processus conduisant à l'insurrection libératrice.
La participation du peuple français à sa propre libération n'a pas
seulement contribué à accélérer la défaite allemande. Elle a permis
d'installer en France, à la place de Vichy, le personnel et les
institutions républicains préparés auparavant.
*Texte
de la plaque de l'Ecusson de l'Etat-Major allié représenté
en haut de page :
Ecusson
du grand Quartier Général du Corps Expéditionnaire
Allié présenté par le Général
Dwight D.Eisenhower au nom des officiers sous-officiers soldats
du corps expéditionnaire allié à la ville de
Paris pour commémorer sa libération du joug allemand
8 septembre 1944 Cet écusson sera remplacé par une
plaque permanente qui perpétuera le souvenir de cette journée.
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