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Agrégé d'histoire, Pierre Brossolette, devenu journaliste
spécialiste des relations internationales, il adhère au Parti socialiste
(SFIO) en 1930. Dans les colonnes du journal Le Populaire, puis
à la radio d'Etat après la victoire du Front populaire, il dénonce
la montée du fascisme et le danger que représente l'Allemagne nazie.
En 1938, il condamne les accords de Munich.
En
1941, il rejoint le groupe du Musée de l'Homme et participe à la
publication du journal clandestin Résistance. Rallié à la
France libre, il contribue en 1942 et 1943, par ses voyages à Londres
et à Alger, au rapprochement entre la Résistance extérieure et la
Résistance intérieure, d'abord en zone Sud puis en zone Nord. Arrêté
en février 1944 alors qu'il tente à nouveau de quitter la France,
il est reconnu et torturé. Pour éviter de parler, il se donne la
mort le 22 mars 1944.
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De milieu intellectuel et profondément républicain, Jean Moulin
entame, en 1925, une brillante carrière préfectorale. De 1934 à
1938, il travaille, aux côtés de Pierre Cot, dans les ministères
successifs, notamment ceux du Front Populaire où il soutient une
politique de résistance aux agressions fascistes.
Il affronte la ruée allemande à Chartres dont il est le Préfet,
en juin 1940, et s'oppose, au prix de sa vie, aux exactions de l'ennemi.
Révoqué par le gouvernement de Vichy, il se consacre à nouer des
contacts entre les résistants de zone Sud, puis gagne Londres en
1941. Son objectif est de former une armée cohérente de toutes les
forces françaises éparses à l'intérieur et à l'extérieur. C'est
la mission que lui confère de Gaulle, en 1943, qui aboutit à la
création du C.N.R.
Le 21 juin 1943, il est arrêté, emprisonné au fort de Montluc où
il est torturé à mort par le chef de la Gestapo, Klaus Barbie, sans
avoir livré le moindre renseignement.
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