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Affiche de l'occupant réprimant les actions de Francs Tireurs dans
le Nord. (Coll. MRN).

Maquisards de la région de Grenoble, printemps 1944. (Coll. MRN).

Crève-pneu fabriqué en perruque par les métallos et largement semé
sur les routes où ils gênent en permanence les transports
de l'occupant. (Coll. MRN).

Dans les environs d'Epernon, en 1944, un sabotage impressionnant.
(Coll. Vie du Rail).

Juillet 1944 dans les environs de Cluny (Saône-et-Loire), réception
puis enlèvement d'un grand parachutage pour le maquis par la population.
(Coll. MRN).

Ravitaillement d'un maquis par des paysans. (Coll. MRN).
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Si
la Résistance est née partout, tout de suite, sur le territoire
français, la lutte armée a mis du temps à prendre une forme organisée
et efficace. Dès l'été 1940, quelques attentats sont commis contre
les troupes allemandes, durement réprimés mais, durant cette période,
ceux qui refusent la défaite, l'occupation ou la collaboration qui
s'amorce préparent l'avenir en cachant les armes des militaires
(en les ramassant et en soustrayant aux commissions de surveillance
des clauses de l'armistice) et des civils (en cachant les armes
de chasse réclamées et en ne livrant aux autorités que de vieilles
pétoires).
Les premiers réseaux mis en place par les Britanniques et la France
libre donnent la priorité à la recherche et la transmission de renseignements
militaires. Les premiers mouvements s'organisent plutôt autour de
la publication de journaux. Rapidement, la volonté d'attaquer directement
les troupes allemandes et les forces qui collaborent avec elles
s'impose mais bute sur la difficulté à s'organiser, à trouver des
soutiens et des armes dans un contexte de résignation et de désorientation.
Les
communistes sont les premiers à se lancer dans l'action directe
et systématique. En août 1941, Fabien tue un officier allemand dans
le métro à Paris. D'autres attentats suivent qui entraînent la réplique
violente et terrible des exécutions d'otages. La lutte armée n'est
pas l'apanage des communistes, les noms des autres mouvements révélant
leur volonté de passer à l'action directe (Franc-Tireur, Combat,
Vengeance, Valmy, etc.). En zone sud, l'Armée secrète est mise en
place courant 1942, mais elle n'entre en action qu'à la fin de l'année.
Les FTP du Front national assurent l'essentiel de l'effort pendant
de très longs mois, prenant ses armes à l'ennemi pour continuer
la lutte.
A
la fin 1942 et au début 1943, des corps francs armés plus actifs
se développent. Ils trouvent leur équipement au gré des circonstances
et, de plus en plus, grâce aux parachutages organisés avec la complicité
des agents de la France libre et du SOE britannique. L'instauration
du STO en février 1943, donc l'obligation pour les jeunes hommes
d'aller travailler en Allemagne, conduit nombre de réfractaires
à chercher refuge dans les premiers maquis vite grossis par cette
arrivée massive de rebelles le plus souvent inexpérimentés, qu'il
faudra former et armer. En 1943-1944, les organisations armées se
multiplient, la plupart menant une existence totalement clandestine,
dans les zones rurales isolées comme dans les grandes métropoles.
La guérilla urbaine, souvent prise en charge par des bataillons
d'étrangers (comme les FTP de la MOI) afflige des pertes importantes
à l'occupant et aux collaborateurs. Les maquis entretiennent des
zones d'insécurité avec le soutien des habitants qui leur fournissent
le ravitaillement.
La répression est à la mesure de la menace. Les traques minutieuses,
l'incitation à la délation, le recours généralisé à la torture,
l'appel à des forces importantes (dont la Milice et les GMR) sont
à l'origine de pertes considérables, mais les effectifs se reconstituent
sans cesse par de nouveaux engagements (" ami si tu tombes, un ami
sort de l'ombre à ta place "). En février 1944, la formation des
FFI manifeste l'unification de la Résistance intérieure dans le
combat pour la libération et les liens avec la Résistance intérieure
(Koenig étant le commandant des FFI depuis Londres). A partir du
printemps, la pression est de plus en plus forte et la lutte s'intensifie
encore avec le débarquement en Normandie. Les grands maquis sont
attaqués les uns après les autres (Glières en mars, Mont Mouchet
en juin, Vercors en juillet, etc.), alors que se déclenche le soulèvement
général. Les massacres de civils se multiplient afin de terroriser
la population et l'inciter, avec l'appui de la propagande de Vichy,
à ne pas prendre parti pour la Résistance.
Les
FFI parviennent cependant à libérer seuls le sud-ouest de la France
et le Massif central. Ailleurs, ils apportent une aide précieuse
aux troupes alliées. Le symbole de la Résistance en arme reste la
libération de Paris : le 17 août, à l'appel du CPL, la grève générale
se transforme en insurrection que l'arrivée des chars de Leclerc
parachève le 25 août avec la capitulation des troupes allemandes.
Les FFI, souvent jeunes et mal armés, parfois mobilisés de la dernière
heure, seront incorporés dans l'armée régulière de la France combattante
et poursuivront jusqu'en Allemagne la lutte armée. 
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