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Affiche apposée sur les murs de Londres en juillet 1940. Cet "appel
aux armes" est bien souvent confondu avec celui du 18 juin 1940
uniquement lu à la BBC. (Coll. MRN).

Montoire, le 24 octobre 1940, Hitler et Pétain se rencontrent sur
la ligne de démarcation et officialisent la collaboration entre
les deux états. Photo NORA, in l'Illustration, octobre 1940. (Coll.
MRN).

Affiche de l'occupant, 1940. (Coll. MRN).

Annonce publique de la condamnation à mort du général de Gaulle
par un tribunal militaire de l'Etat Français. In, Le Petit Dauphinois,
3 août 1940. (Coll. MRN).

Brochure officielle de l'occupant établissant la liste de tous les
livres interdits, septembre 1940. (Coll. MRN).

Dessin paru dans un journal de la collaboration et désignant les
deux ennemis de l'heure. In, L'Emancipation Nationale, 2 novembre
1940. (Coll. MRN).

Annonce de la condamnation des mineurs arrêtés pendant la grande
grève des mineurs du Nord et du Pas de Calais en mai et juin 1941.
Affiche de l'occupant, juin 1941. (Coll. MRN).
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La Résistance commence très modestement. Elle se crée, en effet,
dans un pays désorganisé, traumatisé, pris en main durement par
l'occupant nazie et Vichy.
Les
premiers actes de résistance, au moment même où s'installe la Wehrmacht,
sont individuels et spontanés : coups de colère, sabotages (coupures
de fils téléphoniques), ramassage d'armes abandonnées, aide fournie
à ceux qui sont particulièrement menacés : prisonniers de guerre,
ressortissants britanniques, Alsaciens et Lorrains qui refusent
la germanisation).
Puis
vient le temps de construire des fondations : chercher ceux qui
sont susceptibles d'agir, s'organiser clandestinement, déterminer
l'action à entreprendre.
Affronter directement la Wehrmacht est naturellement impossible
sur le territoire français. C'est en Angleterre que va d'abord se
reconstruire une armée française, à l'initiative du général de Gaulle
: les F.F.L. (Forces Françaises Libres) qui entament le combat dans
l'Empire.
Sur
le territoire français, les premières formes de résistance sont
variées, en rapport avec la personnalité, l'expérience, les conceptions
philosophiques et politiques des "résistants de la première heure".
Cependant,
sous une forme embryonnaire, la plupart des actions de résistance
sont présentes : contacts avec les services de renseignement anglais
ou de la France Libre, filières de passage et d'évasion, mise en
place d'instruments de combat. Le plus caractéristique, cependant,
est sans doute le refus de la mise au pas, par la réactivation des
pratiques démocratiques interdites.
C'est
le cas, notamment, en milieu ouvrier. Pour se défendre contre la
dégradation dramatique des conditions de vie et de travail, se forment,
sous l'impulsion des communistes, des " Comités Populaires " engageant
actions revendicatives, grèves, organisant des manifestations (notamment
de femmes) ; actions totalement interdites et vigoureusement sanctionnées
car si modestes soient-elles, elles brisent le calme social indispensable
à la réussite des projets allemands et vichystes.
La
naissance d'une presse clandestine est, dès le début, un aspect
essentiel de la Résistance. Ordonnances allemandes et lois françaises
interdisent et sanctionnent l'expression de toute pensée libre.
Pour contrer la désinformation, les mensonges, les illusions, massivement
répandus par les radios et les journaux légaux, les résistants vont
braver la répression pour faire entendre la parole clandestine.
Aux émissions en français de la B.B.C., s'ajoutent des "feuilles
volantes", diverses plus ou moins permanentes, dont certains constituent
déjà de véritables périodiques.
Emiettée,
fragile, exploratoire, cette première Résistance apparaît très modeste.
Elle est pourtant décisive car elle dresse les premiers obstacles
à l'exploitation et à la résignation du peuple français. Et les
deux grandes actions qui se déroulent dans cette période montrent
bien les potentialités du mouvement qui naît : le 11 novembre 1940,
à Paris, où s'affirme l'esprit de résistance et les convergences
possibles entre courants différents ; la grève des mineurs du Nord
et du Pas-de-Calais, qui a mobilisé toute une population, et montre
l'importance du front économique et social dans le combat national.
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