Espace Jean-Louis Crémieux-Brilhac

Espace Jean-Louis Crémieux-Brilhac

L’espace « Jean-Louis Crémieux-Brilhac » : conserver, étudier, enrichir, diffuser

Musée de la Résistance nationale : Centre de conservation et de consultation Jean-Louis Crémieux-Brilhac ©MRN/A.Demersseman
Musée de la Résistance nationale : Centre de conservation et de consultation Jean-Louis Crémieux-Brilhac ©MRN/A.Demersseman

Lieu de documentation, de conservation et de recherche, le Centre de conservation et de consultation du Musée de la Résistance nationale a pour mission de conserver, restaurer, étudier et enrichir les collections (archives, objets, bibliothèques) du MRN, de les rendre accessibles au public le plus large, de concevoir et mettre en œuvre des actions d’éducation et de diffusion, de contribuer aux progrès de la connaissance et de la recherche ainsi qu’à leur diffusion.

Inauguré en novembre 2000,  le Centre de conservation et de consultation est baptisé « Espace Jean-Louis Crémieux-Brilhac », le 31 mars 2016, en présence de Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, de Nikolaus Meyer-Landrut, Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, et de la famille de Jean-Louis Crémieux-Brilhac.

Jean-Louis Crémieux-Brilhac : Français libre, historien, ami du MRN

Jean-Louis Crémieux-Brilhac, s.d. © Coll. part.
Jean-Louis Crémieux-Brilhac, s.d. © Coll. part.

Étudiant engagé dès les années 1930, Jean-Louis Crémieux est le plus jeune adhérent du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes. Prisonnier de guerre en 1940, il s’évade six mois plus tard de l’Oflag II-B de Poméranie et passe clandestinement en URSS où il est arrêté et emprisonné jusqu’à la rupture du Pacte germano-soviétique (juin 1941). Ayant rejoint l’Angleterre, il s’engage dans les Forces françaises libres en septembre 1941 sous le pseudonyme de Brilhac. Devenu le secrétaire du Comité exécutif de propagande, il s’occupe du service de diffusion clandestine de la France libre (printemps 1942-août 1944).

Après-guerre, il est le cofondateur de la Documentation française dont il devient directeur adjoint jusqu’en 1969,  directeur jusqu’en 1982. Il est également l’animateur avec Jacques Monod et le mathématicien André Lichnérowicz du Mouvement pour l’expansion de la recherche scientifique (1956-1972).

Après une carrière de haut fonctionnaire, il devient historien. Ses principales œuvres (Les Français de l’an 40 et La France libre renouvellent profondément l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale. C’est toujours avec passion qu’il transmit l’histoire de la Résistance en premier lieu auprès de la jeunesse. Jean-Louis Crémieux-Brilhac préside jusqu’à son décès le Conseil scientifique du Musée de la Résistance nationale.

En juillet 2015, les bibliothèques patrimoniale et de recherche de Jean-Louis Crémieux-Brilhac sont confiées au Musée de la Résistance nationale, ses archives étant conservées aux Archives nationales.